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mardi 20 octobre 2009

Ceci n'est pas une publicité

Certains auront peut-être remarqué dans le pied de page de ce site, la mention Site sans Pub. Et en même temps, un coup d'oeil sur le bandeau à gauche offrira à vos yeux émerveillés un joli message à caractère informatif (flash et Minitel 2.0 inside).

  • L'esprit chagrin y verra de la publicité, une réclame comme une autre pour un combat, un certain point de vue.
  • Le pessimiste se dira : "À quoi bon ? C'est déjà perdu !". L'optimiste continuera le combat, parce que c'est juste, ou juste parce que c'est fun.
  • L'affirmatif n'en démordra pas : "C'est d'la pub et pis c'est tout !"
  • L'ampoulé quittera immédiatement la page, boursoufflé de son irrépressible envie d'affirmer qu'on ne l'y reprendra plus à lire de tels mensonges : "Comment oser revendiquer l'absence de publicité alors que trône ici cette annonce nauséabonde d'une œuvre qui ne saurait être considérée comme telle ? Quelle prétention !" (Je ne vous le fais pas dire cher ampoulé ! )
  • Le bourru grommellera ses borborygmes comme à son habitude : "Grmmbll Grmmmblll ! " (Note du traducteur : Euh, là je ne vois pas, désolé.)
  • Le caustique assènera : "Alors mon garçon, on renie ses principes ? Héhé..." (Comment sait il que je suis un garçon (ou pas) ? )
  • Le délinquant s'empressera de retourner à son VPN.
  • Le gâteux se demandera s'il n'a pas raté un cours d'histoire dans sa jeunesse : "Hadopi, c'est avant ou après la bataille de Gergovie ? "
  • L'incorruptible dira : "Non, je ne cliquerai pas sur ce lien (enfin, pas devant tout le monde).
  • L'inculte pensera à son estomac : "Hadopi ? Tiens, Panzani a encore changé de nom."
  • L'indélébile (sous entendu le crétin) s'égosillera : "Tu n'as qu'à faire là où on t'a dit de faire."
  • L'interlope s'interrogera : "Oui, peut-être, quoique, faut voir" en affirmant que si...ou que non, selon le contexte (Mais on doutera toujours du si ou du non).
  • Le méthodique écrira tout : "Alors, d'abord, lire le billet, puis cliquer sur le lien, puis lire le nouveau billet, puis ouvrir un nouvel onglet, puis rechercher le sujet, puis rédiger un rapport avec thèse anti-thèse, synthèse...". Dans 10 ans, il y sera encore, et le livre aussi, parce que c'est libre.
  • Le philosophe philosophera : "Kant / Engels / Nietzsche (rayer les mentions inutiles) aurait dit : "Tant va la cruche à l'eau, qu'à la fin elle se casse." (Je ne suis pas certain de l'auteur, sur le coup).
  • Le syndical hurlera : "Camaraaaaaaaaaaaaaaaades, on vous ment, on vous spolie, le patronat esploite le prolétariat. (Oui, mais ça n'a rien à voir avec la choucroute). Le syndicaliste : "On s'en fout, c'est pour occuper le terrain."
  • Le Suédois s'exclamera : "Vi är med dig"
  • Le visionnaire s'est déjà trompé.

S'il ne doit en rester qu'un, ce sera le responsable (définition dans laquelle on trouve les ministres :-/ ). Et je serai parmi ceux-là. Parce qu'au delà de faire de la publicité pour un ouvrage, je pense avant tout à l'avenir de mes enfants.

Ceci n'est pas une publicité, c'est un soutien.

mercredi 6 mai 2009

Ma maison, c'est là où vous êtes

Ce soir, j'écoutais Fool's Overture Live à Paris en boucle. Cette magistrale œuvre commence par ces quelques paroles de Winston Churchill :

We shall go on till the end, we shall fight on the seas and oceans.
We shall defend our island, whatever the cost may be.
We shall never surrender.''

Sir Winston Churchill, We shall fight on the beaches

Ces quelques mots s'appliquent parfaitement à la situation actuelle en France : Au moment où le parlement français s'apprête à voter, le petit doigt sur la couture du pantalon impérial, une des lois les plus liberticides qu'elle ait jamais connue, alors que certains députés de tous bords essaient, sans relâche, de faire entendre raison à un gouvernement à œillères, le parlement européen vient à nouveau de nous (leur) rappeler que le monde évolue et que cette évolution, lorsqu'elle est prise dans le bon sens, bénéficie à tous les êtres humains, au sens noble du terme. N'en déplaise à certains artistes, n'en déplaise à des politiques dont la carrière passe avant toute autre considération, leur position ne reflète aucunement la nature noble de l'humain, celle qui est faite d'amour, de partage, de protection du plus faible, d'engagement noble, de plaisir, d'efforts non vains (à l'inverse de ce que tentent en permanence les députés opposés au projet de loi HADOPI), de contradictions, de doutes, d'intelligence scientifique, sociale ou collective, bref de tout ce qui nous différencie du bigorneau.

En même temps, je pensais à moi et à ma situation, à la fois loin et proche de chez moi. Loin parce que, pour des raisons professionnelles, je suis séparé de ceux qui me sont le plus chers au monde, et en même temps proche parce que mon investissement dans des activités liées au logiciel ou à la culture libre me rapproche de celle que je considère comme mon autre famille, celle du libre. Je ne suis pas dans ma maison parce que ceux là sont loin, et je suis dans ma maison, parce que le libre est partout si je le veux vraiment. A part quelques vieilleries, je n'écoute plus que de la musique libre. Je fais du graphisme libre, j'écris quelques modestes lignes libres et toutes ces activités me libèrent en permanence de la gangue dans laquelle ma situation professionnelle m'enferme.

Ils sont proches ceux qui au quotidien, en sortant du boulot, se jettent sur les retransmissions des débats à l'Assemblée Nationale, ceux qui passent une partie de leurs nuits à retranscrire, synthétiser, analyser ces débats. Ils sont proches ceux qui décident de mettre à disposition de tout un chacun leurs créations, dessins, croquis, lignes de codes (il y a de l'art dans le code), partitions et autres voix ou pistes musicales, ceux qui donnent de leur temps, et donc de leur vie, pour assurer un seul objectif, partager sans arrière pensée.

Merci donc, non pas aux organisations ou aux associations. Merci aux femmes et aux hommes qui les créent et les font vivre. Ma Maison (l'autre), c'est là où vous êtes, c'est à dire partout si je le décide.

Après ce billet un peu fleur bleue / onirique / Bisounours (barrez les mentions que vous trouvez inappropriées), demain, je retourne dans le monde réel.

PS : Si certains d'entre vous n'ont jamais eu l'occasion d'écouter ce fabuleux concert de Supertramp à Paris, jetez vous dessus à la première occasion. C'est un monument de musique vivante. Un vrai groupe avec un vrai talent (à cette époque), pas la soupe qu'on nous fait avaler maintenant.

PS2 : Pourquoi on a droit à Sarkozy, alors qu'on pourrait avoir Churchill ? Ah ben non, il est mort ! Ça doit être pour ça alors ;) .

Sur le même thème : Thank you for the Music
On parle aussi poésie sur le Standblog

vendredi 1 mai 2009

Je suis un artiste libre...

...Et je le démontre, n'en déplaise à ceux qui, pour brider le web, voudraient nous faire croire que tous les artistes sont derrière eux.

monkey_preview.pngCes Monkey Smileys seront désormais ceux utilisés par défaut ici même 8-) . Ils sont sous licence libre Creative Commons BY-SA 3.0. Les sources (SVG) peuvent être téléchargées en cliquant ici.

PS : Je ne suis pas vraiment un artiste, mais c'est quand même moi qui les ai faits ;) .

lundi 23 février 2009

L'interopérabilité, on s'en fout, après tout...

FBI_watching_you_masterbate.jpgIl me semble qu'on a un triste sire de plus au gouvernement français. Après Bécassine, le bouffon du Roi, voici venir Mister Bean (alias Franck Riester, rapporteur de la commission des lois de l'Assemblée nationale).

Mister Bean est un homme simplet et caricatural, se plaçant volontairement ou non dans des situations plus ou moins cocasses. Avec une absence presque totale de dialogue, ses aventures reposent sur ses prouesses comiques (Source Wikipédia).

Le problème est que la dernière prouesse de ce Monsieur est beaucoup moins comique pour les utilisateurs de logiciels libres, puisqu'elle ouvre en grand la porte aux éditeurs de logiciels propriétaires et à leurs formats fermés, tout en la fermant violemment au nez des utilisateurs de logiciels libres et de formats ouverts. Bean a en effet décidé, ni plus ni moins, que "l'interopérabilité n’est pas nécessaire pour les consommateurs." (sic). C'est vrai, l'interopérabilité, c'est juste ce truc un peu chiant pour les éditeurs de logiciels, qui les contraint à concevoir des logiciels et des systèmes capables de communiquer les uns avec les autres en toute transparence. C'est ce machin qui permet à chacun de choisir le logiciel qu'il souhaite utiliser tout en garantissant que les échanges qu'il aura avec d'autres logiciels seront compris.

Que faire ? Écrire à votre député. Seulement, quand on voit le résultat d'une recherche sur le site de l'Assemblée Natioanle, on se demande s'ils ne chercheraient pas à nous mettre des bâtons dans les roues : screenshot6.png.

Heureusement que la Quadrature du Net a recensé pour nous la plupart des députés. Donc maintenant, il s'agit de se bouger. Parce que Bécassine, le Bouffon et Mister Bean (les vrais), eux au moins pouvaient être drôles. Ceux qui nous gouvernent me donnent plutôt la nausée.

Message personnel à Franck Riester : Si vous avez besoin de connaitre votre sujet avant d'en parler, demandez à ceux qui savent. Comme dit l'adage, il vaut mieux fermer sa gueule et passer pour un con que de l'ouvrir en ne laissant aucun doute.

L'appel à la mobilisation de l'April

Le groupe Facebook pour l'ouverture d'une commission parlementaire Contre Christine Albanel (Quelle idée d'avoir choisi Facebook. En matière d'ouverture, on fait quand même mieux)