L'interopérabilité, on s'en fout, après tout...
Par Gilles le lundi 23 février 2009, 22:57 - Logiciels libres - Lien permanent
Il me semble qu'on a un triste sire de plus au gouvernement français. Après Bécassine, le bouffon du Roi, voici venir Mister Bean (alias Franck Riester, rapporteur de la commission des lois de l'Assemblée nationale).
Mister Bean est un homme simplet et caricatural, se plaçant volontairement ou non dans des situations plus ou moins cocasses. Avec une absence presque totale de dialogue, ses aventures reposent sur ses prouesses comiques (Source Wikipédia).
Le problème est que la dernière prouesse de ce Monsieur est beaucoup moins comique pour les utilisateurs de logiciels libres, puisqu'elle ouvre en grand la porte aux éditeurs de logiciels propriétaires et à leurs formats fermés, tout en la fermant violemment au nez des utilisateurs de logiciels libres et de formats ouverts. Bean a en effet décidé, ni plus ni moins, que "l'interopérabilité n’est pas nécessaire pour les consommateurs." (sic). C'est vrai, l'interopérabilité, c'est juste ce truc un peu chiant pour les éditeurs de logiciels, qui les contraint à concevoir des logiciels et des systèmes capables de communiquer les uns avec les autres en toute transparence. C'est ce machin qui permet à chacun de choisir le logiciel qu'il souhaite utiliser tout en garantissant que les échanges qu'il aura avec d'autres logiciels seront compris.
Que faire ? Écrire à votre député. Seulement, quand on voit le résultat d'une recherche sur le site de l'Assemblée Natioanle, on se demande s'ils ne chercheraient pas à nous mettre des bâtons dans les roues :
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Heureusement que la Quadrature du Net a recensé pour nous la plupart des députés. Donc maintenant, il s'agit de se bouger. Parce que Bécassine, le Bouffon et Mister Bean (les vrais), eux au moins pouvaient être drôles. Ceux qui nous gouvernent me donnent plutôt la nausée.
Message personnel à Franck Riester : Si vous avez besoin de connaitre votre sujet avant d'en parler, demandez à ceux qui savent. Comme dit l'adage, il vaut mieux fermer sa gueule et passer pour un con que de l'ouvrir en ne laissant aucun doute.
L'appel à la mobilisation de l'April
Le groupe Facebook pour l'ouverture d'une commission parlementaire Contre Christine Albanel (Quelle idée d'avoir choisi Facebook. En matière d'ouverture, on fait quand même mieux)







Commentaires
Voila ce que j'ai écrit à mon député et à M Riester :
"Messieurs les députés
Je me permets de vous écrire à vous M Député X en tant que député de ma circonscription, et à vous M Riester en tant que rapporteur, afin de vous alerter sur un sujet qui tient à coeur une grande partie des citoyens de notre pays, à savoir la liberté (mot inscrit sur notre devise nationale) que nous devons préserver à tout prix.
Je viens d'apprendre que selon vous, Mr Riester, "l'interopérabilité n’est pas nécessaire pour les consommateurs." !!!
Je dois dire que j'ai bien failli avaler ma langue lorsque j'ai entendu ceci !
En poussant dans ce sens vous incitez les logiciels propriétaires à ne pas prendre en compte l'avis de tous pour avoir un libre choix (et notamment de choisir des logiciels libres) et vous poussez vers des monopoles de fait en ne permettant pas à tout un chacun de faire un choix libre (et parfois gratuit).
Vous incitez "le consommateur" (cette espèce de "vache à lait" qu'il faut traire jusqu'à la lie) à choisir Windows...et c'est tout ! et en plus vous voulez tuer la libre concurrence (ce qui est un comble pour un libéral)
Or JE NE VEUX PAS NE PAS AVOIR LE CHOIX ! (autrement dit, je veux avoir le choix !); je veux pouvoir choisir d'utiliser GNU/LINUX (Ubuntu) si j'en ai envie et je vous invite donc vivement à revoir votre position sur ce sujet.
Afin de vous aider à bien comprendre les tenants et les aboutissants des enjeux qui sont ici présents, je vous invite à aller visiter ce site web (AFUL) qui explique très clairement ce qu'est l'interopérabilité et ce qu'elle permet.
Je vous invite également à consulter cet autre site web (APRIL) qui vous permettra de bien comprendre les enjeux.
Je ne doute pas une seconde que vous ayez pris soin de bien peser le pour et le contre de votre choix avant d'aller défendre une telle proposition devant vos collègues députés, mais sachez que pour ce qui me concerne je suis POUR L'INTEROPERABILITE qui est nécessaire, soyez en certain !
Cordialement ..."